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Tome premier.
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QUE LON EMPECHE DE DANSER. 3'i3homme, et malheureusement tenons à toutesces choses. Puis, que faisons-nous de mal, quandnous ne faisons pas bien, quand nous ne travail-lons pas? Nos délassemens, nos jeux, les joursde fête, n’ont rien de blâmable en eux-mêmesni par aucune circonstance. Car ce qu’on allègueau sujet de la place d’Azai, pour nous empêcherd’y danser; cette place est devant l’église, dit-on ;danser là, c’est danser devant Dieu, c’est l’of-fenser; et depuis quand? Nos pères y dansaient,plus dévots que nous, à ce qu’on nous dit; nousy avons dansé après eux. Le saint roi David dansadevant l’arche du Seigneur, et le Seigneur Jetrouva bon, il en fut aise, dit l’Ecriture; et nousqui ne sommes saints ni rois, mais honnêtes gensnéanmoins, ne pourrons danser devant notreéglise, qui n’est pas l’arche, mais sa figure selonles sacrés interprètes. Ce que Dieu aime de sessaints, de nous l’offense; l’église d’Azai sera pro-fanée du même acte qui sanctifia l’arche et letemple de Jérusalem ! Nos curés, jusqu’à ce jour,étaient-ils mécréans, hérétiques, impies, ou prê-tres catholiques, aussi sages pour le moins quedes séminaristes ? ils ont approuvé de tels plaisirset pris part à nos amusemens, qui ne pouvaientscandaliser que les élèves du Picpus. Voilà quel-ques-unes des raisons que nous opposons au tropde zèle de nos jeunes réformateurs.

Partant, vous déciderez, messieurs, s’il ne se-