' ADRESSEES A PAUL-LOUIS COURIER.
temps sur le meilleur gouvernement. J’y pensemême encore à mes heures de loisir; mais j’a-vance peu dans cette recherche, et, loin d’avoirI acquis par de telles études l’opinion décidée que; vous me supposez, je trouve, s’il faut l’avouer,que plus je médite , et moins je sais à quoi m’entenir; d’où vient que dans la conversation., etj bien des gens m’en t font un reproche, aisémentj je me range, sans nulle complaisance, à l’avis dej ceux qui me parlent, pourvu qu’ils aient un avis,j et non de simples intérêts sur ces grandes ques-i lions débattues de nos jours avec tant de cha-| leur. Je conteste fort peu : j’aime la liberté pat-instinct, par nature. Je serais républicain avecvous en causant, car vous l’êtes, je le vois bien,et vous m’étaleriez toutes les bonnes raisons quise peuvent donner en faveur de ce gouvernement.Vous n’auriez point de peine à me gagner; maisbientôt, rencontrant quelqu’un qui me dirait etmontrerait par vives raisons qu’il peut y avoirliberté dans la monarchie, s’il n’allait même jus-qu’à prétendre, car c’est l’opinion de plusieurs,et elle se peut soutenir, qu’il n’y a de liberté quedans la monarchie, alors je passerais de ce côté,abandonnant la république, tant je suis mania-ble, docile, doutant de mes propres idées, entout aisé à convertir, pour peu qu’on me veuilleprêcher, non forcer.
Et voilà le tort qu’ont avec moi les gouver-