33o REPONSE AUX LETTRES ANONYMES
nans et leurs agens. Us ne causent jamais, nerépondent à rien. Je leur dis qu’il ne faut pas nousfaire payer Chambord, et le prouve de monmieux, assez clairement, ce me semble. Étantd’avis contraire , s’ils daignaient s’expliquer, s’ilsentraient en propos, on verrait leurs raisons,et le moindre discours, fondé sur quelque appa-rence de bon sens, m’amènerait aisément à croireque je me trompe, qu’acheter Chambord est pournous la meilleure affaire, et que nous avons del’argent de reste. On m’a persuadé des choses plusétranges; mais ils ne répondent mot, et me met-tent en prison. Quel argument, je vous prie?Est-ce là raisonner? Dès-lors plus de doute. J’aidit la vérité; j’abonde dans mon sens et n’en veuxpas démordre. Ma remarque subsiste. Me voilàconvaincu, et le public avec moi, qu’ils ne sa-vent que dire, qu'ils n’ont pas même pour euxde mauvaises raisons ; que ne voulant s’amenderni s’avouer dans l’erreur, c’est le vrai qui les fâ-che, et je triomphe en prison.
Une autre fois je les avertis que de jeunes cu-rés dans nos campagnes, par un zèle indiscret,compromettent la religion, en éloignent le peu-ple au lieu de l’y ramener. Que font mes gouver-nails là dessus? Vous croyez qu’ils vont exami-ner si je dis vrai, afin d’y apporter remède. J’enuse de la sorte et vous aussi, je pense, quand onvous donne quelque avis. Mais des ministres, fi !