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Tome premier.
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REPONSE AUX LETTRES ANONYMES

reux, cent fois heureux, ceux que Laubardemoiitfaisait condamner à huis clos par ordre de sonÉminence! ils étaient opprimés, mais non désho-norés.

Ce langage est monarchique. De tels sentimensne sont point du tout républicains, et si je mecontente, en pareille matière, des formes usitéessous ce grand cardinal, je ne suis pas si Romainque vous l’imaginez. Sur quel fondement? je nesais, et ne devine pas davantage ce qui vous a pufaire croire que je n’aimais ni le duc d’Orléans,ni aucun prince. Assurément rien n’est, plus loinde la vérité. J’aime, au contraire, tous les prin-ces, et tout, le monde en général ; et le duc d’Or-léans particulièrement (voyez comme vous voustrompiez), parce qu’étant né prince il daigne êtrehonnête homme. Du moins n’entends-je pointdire qu’il attrape les gens. Nous n’avons, il estvrai, aucune affaire ensemble, ni pacte, ni con-trat. Il ne m’a rien promis, rien juré devantDieu; mais, le cas avenant, je me fierais à lui,quoiqu’il m’en ait mal pris avec d’autres déjà.Si faut-il néanmoins se fier à quelqu’un. Lui etmoi nous n’aurions, m’est avis, nulle peine ànous accommoder, et l’accord fait, je pense qu’ille tiendrait sans fraude, sans chicane, sans noise^sans en délibérer avec de vieux voisins, gentils-hommes et autres, qui ne me veulent point debien, ni en consulter les jésuites. Voici ce qui