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Tome premier.
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338 RÉPONSE AUX LETTRES ANONYMES

ferait bien des choses, non-seulement par cettesagesse que Dieu a mise en lui, mais par unevertu non moins considérable et trop peu célé-brée : c’est son économie, qualité si l’on veutbourgeoise, que la cour abhorre dans un prince,et qui n’est pas matière d’éloge académique, nid’oraison funèbre; mais pour nous si précieuse,pour nous administrés , si belle dans un maire,

si.comment dirai-je? divine, qu’avec celle-là, je

le tiendrais quitte quasi de toutes les autres.

Lorsque j’en parle ainsi, ce n’est pas que je leconnaisse plus que vous, ni peut-être autant; nel’ayant même jamais vu. Je ne sais que ce qui sedit; mais le public n’est point sot, et peut juger lesprinces, car ils vivent en public. Ce n’est pas nonplus que je veuille être son garde-champêtre, aucas qu’il devienne maire. Je ne vaux rien pourcet emploi, ni pour quelque autre que ce soit :capable tout au plus de cultiver ma vigne, quandje ne suis pas en prison. J’y serais, je crois, moinssouvent; mais, cela même n’étant pas sûr, jepuis dire que tout changement dans la mairie etles adjoints, pour mon compte, m’est indifférent.Au reste, ce qu’on pense de lui généralement,vous l’avez pu voir ou savoir ces jours-ci, lorsqu’ilparut au théâtre avec sa famille. On ne l’atten-dait pas; l’assemblée n’était point composée, pré-parée comme il se pratique pour les grands. C'é-tait bien là le public, et il n’y avait rien que