ADRESSÉES A I’AUL-EOUIS COURIER. 33q
l’on pût soupçonner d’ètre arrangé d’avance. T .aj police n’eut point de part aux marques d’affec-i tion qui lui furent données en cette occasion; ou,t si de fait elle était là, comme on le peut croireaisément, partout invisible et présente, ce n’était1 pas pour accueillir le duc d’Orléans. Il entra, onle vit; et les mains et les voix applaudirent detoutes parts. On n’a point mis, que je sache, le| parterre en jugement, ni traduit l’assemblée à lasalle Martin. Aussi, ne crois-je pas, moi qui l’ailoué moins haut de ce qu’il a fait do louable, quece soit pour cela qu’on me réemprisonne. Maisvous pouvez être là-dessus beaucoup mieux in-struit.
Ainsi, contre votre opinion, monsieur , j’aime! le duc d’Orléans; mais son ami, je ne le suis pas,comme ces gens le croient, dites-vous. A moitant d’honneur n’appartient, et sans vouloir exa-miner, ce dont on a douté quelquefois, si les' princes ont des amis, ou si lui, moins prince1 qu’un autre, ne pourrait pas faire exception, jevous dirai que j’ai toujours ri de Jean-JacquesRousseau, philosophe, qui ne put souffrir seségaux, ni s’en faire supporter, et en toute savie crut n’avoir en d’ami que le prince dei Conti.
| Bien moins suis-je son partisan. Car il n’aj point de parti premièrement. Le temps n’est plus| où chaque prince avait le sien; et jamais je ne