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toute espèce de divertissement. Il défendit, ou fildéfendre par le maire et le sous-préfet, qui n’osè-rent s’y refuser, les assemblées, bals, jeux cham-pêtres, et fit fermer les cabarets, non-seulementaux heures d’office , mais, à cè qu’on dit, tout lejour les dimanches et fêtes. Je n’ai pas de peine àle croire; nous voyons le curé de Luynes défendreaux vignerons de boire le jour de Saint-Vincentleur patron. L’autre entreprit de réformer l’ha-billement des femmes. Les paysannes en manchesde chemise, ayant le bras tout découvert, lui pa-rurent un scandale affreux.
Remarquez que sur ce point les prêtres ontvarié. Menot, du temps de Henri II, prêcha contreles nudités en termes moins décens peut-êtreque la chose qu’il reprenait. Aussi firent Maillard,Barlette, Feu-Ardent et le petit Feuilland. C’estmême le texte ordinaire de leurs sermons, qu’ona.encore. Mais depuis, sous Louis XIV vieux,un curé trouva fort mauvais que la duchesse îleBourgogne vînt à l’église en habit de chasse quiboutonnait jusqu’au menton et avait des man-ches. Il la renvoya s’habiller, hautement loué duroi et de la cour. La duchesse alla s’habiller, etrevint bientôt à peu près nue, les épaules, lesbras, le dos, le sein découverts, la chute des reinsbien marquée. C’était l’habit décent, et elle futadmise à faire ses dévotions.
Mais l’abbé Mingrat ne souffrait point qu’un