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GAZETTE DU VILLAGE.
nesse. Nous nommons par leur nom les choses etles gens. Quand nous disons un chou, des ci-trouilles, un concombre, ce n’est point de la courni des grands que nous parlons. Si gros Pierre batsa femme j nous n’irons pas écrire : Le bruit cou-rait hier que M. de G... P..., ; ou dans certains sa-lons , on se dit à l'oreille... Nous contons bonne-ment, comme on conte chez nous, et plaignonsl’embarras de nos pauvres confrères, ayant à sa-tisfaire à la fois les lecteurs qui demandent duvrai, le gouvernement qui prétend que nulle vé-rité n’est bonne à dire.
— M. le maire a entendu la messe dans sa tri-bune. Après le service divin, M. le maire a tra-vaillé dans son cabinet avec M. le brigadier de lagendarmerie; en suite de quoi, ces messieurs ontexpédié leur messager, dit le Bossu, avec un pa-quet pour M. le préfet en main propre. Nous sa-vons cela de bonne part, et que le porteur doitrevenir avec la réponse ou le reçu ; même on l’avu passer près de la Ville-aux-Dames , où il a buun coup. Quanl au contenu de la dépêche, rienn’a transpiré. On soupçonne qu’il s’agit de quel-ques mauvais sujets qui veulent danser le di-manche et travailler le jour de Saint-Gilles.
Madame, femme de M. le maire, est accouchéed’un gentilhomme, au son des cloches de la pa-roisse.
—Les rossignols chantent, et l’hirondelle arrive