GAZETTE DU VILLAGE.
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pointâmes à grosse usure, afin de faire une antrenoce quand je fus de retour, et cettè fois il nousmaria. Mais le soir.... écoutez ceci: nous dan-sions gaiement sur la place; car le curé ne l’avaitpas encore défendu. Monsieur le maire envoie sesgens et ses chevaux caracoler tout au travers denos contredanses. Son valet, qui est Italien, di-sait, en nous foulant aux pieds : Gente codardae vile, soffrirai questo e peggio. Il prétend, cevalet, que notre nation est lâche et capable detout endurer désormais, que ces choses chez luine se font point. Ils ont, dit-il, dans son pays,deux remèdes contre l’insolence de messieurs lesmaires, l’un appelé Stileltata, l’autr eScopiettata.Ce sont leurs garanties, bien meilleures, selonlui, que notre conseil-d’état. Où scopettademanque, stilettade s’emploie, au moyen de quoilà lé peuple se fait respecter. Sans cela, dit-il, lepays ne serait pas tenable. Pour moi, je ne saisce qui en est, mais semblable recette chez nousn’étant point d’usage, il ne me reste qu’un parti,de vendre ma besace et déloger sans bruit. Si jele rencontrais seulement , je serais un hommeperdu. Il me ferait remettre en prison commeayant outragé le maire ; il conte ce qu’il veut dansses procès-verbaux. Les témoins au besoin ne luimanquent jamais; contre lui ne s’en trouve au-cun. Déposer contre le maire en justice, quioserait ?