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Tome premier.
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DK PAUL-LOUIS, VIGNERON. 087

— A Boulogne-sur-Mer, M. Léon de Chanlaireavait établi une école d’enseignement mutuel,dans une salle bâtie par lui exprès avec beaucoupde dépenses. Là, trois cents enfans apprenaient l’a-rithmétique et le dessin. Les riches payaient pourles pauvres, et de ceux-ci cinquante se trou-vaient habillés sur la rétribution des autres; toutallait le mieux du monde. Ces enfans s’instrui-saient et n’étaient point fouettés. Les frères igno-rantins, qui fouettent et n’instruisent pas, ontfait fermer l’école, et de plus ont demandé quela salle de M. de Chanlaire leur fût donnée parles jésuites, maîtres de tout. Chanlaire est ac-couru ici pour parler aux jésuites et défendreson bien ( Nota, que toute affaire se décide àParis; les provinces sont traitées comme paysconquis ). Il va voir Frayssinous, qui lui répondces mots : Ce que j’ai décidé, nulle puissance aumonde ne le saurait changer. Parole mémorableet digne seulement d’Alexandre ou de lui.

Tous ces célibataires fouettant les petits gar-çons et confessant les filles, me sont un peu sus-pects. Je voudrais que les confesseurs fussent aumoins mariés; mais les frères fouetteurs, il fau-drait, sauf meilleur avis, les mettre aux galères,ce me semble. Us cassent les bras aux enfans quine se laissent point fouetter. On a vu cela dansles journaux de la semaine passée. Quelle rage!Flagellandi tàm dira cupido !