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Tome premier.
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I.IVRKT

— Un Anglais m’a dit : Nos ministres ne valentpas mieux que les vôtres. Ils corrompent la na-tion pour le gouvernement, récompensent la bas-sesse, punissent toute espèce de générosité. Usfont de fausses conspirations, où ils mettent ceuxqui leur déplaisent, puis de faux jurys pour ju-ger ces conspirations. C’est tout comme ckezvous. Mais il n’y a point de police. Voilà la diffé-rence.

Grande, très grande cette différence, à l’avan-tage de l’Anglais. La police est le plus puissant detous les moyens inventés pour rendre un peuplevil et lâche. Quel courage peut avoir l’hommeélevé dans la peur des gendarmes, n’osant ni par-ler haut, ni bouger sans passe-port, à qui toutest espion, et qui craint que son ombre ne leprenne au collet ?

Pour faire fuir nos conscrits, les Espagnolsn’ont qu’à s’habiller en gendarmes.

— Quand Marchangy voulut parler aux dé-putés, il fut tout étonné de se voir contredit, etperdit la tête d’abord. Il lui échappa de dire,croyant être au palais : Qu’on le raie du tableau ;en prison les perturbateurs; M. le président,

nous vous requérons. Plaisante chose qu’un

Marchangy à la tribune, sans robe, et sans bon-net carré; mais avec son bonnet.Jeffries, Lau-

bardemont! Il sera, dit-on, réélu, et songe à ex-clure les indignes.