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Tome premier.
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3ç)2 livret

ou l’eût fait sortir sans vacarme. Fâcheuse con-dition que celle d’un valet ! Sosie l’a dit : les maî-tres ne sont jamais contens. Ravez veut trop bienfaire. Hyde de Neuville va mieux, et l’entend àmerveille. Je vois , je vois là-bas les ministres demon roi. Il a son roi comme Pardessus : Mon roim’a pardonné. Voilà le vrai dévouement. Le dé-vouement doit être toujours un peu idiot. Celaplaît bien plus à un maître, que ces gens qui tran-chent du capable.

— Serons-nous capucins, ne le serons-nous pas?Voilà aujourd’hui la question. Nous disions hier:Serons-nous les maîtres du monde ?

— Ce matin, me promenant dans le Palais-Royal, M..ll...rd passe, et médit : Prends garde,Paul-Louis, prends garde ; les cagots te feront as-sassiner. —'Quelle garde veux-tu, lui dis-je, queje prenne ? ils ont fait tuer des rois ; ils ont man-qué frère Paul, l’autre Paul, à Venise, Fia PaoloSarpi. Mais il l’échappa belle.

— Fabvier me disait un jour : Vos phraseursgâtent tout : voulant être applaudis, ils mettentleur esprit à la place du bon sens, que le peupleentendrait. Le peuple n’entend point la pompeuseéloquence, les longs raisonnemens. Il vous paraît,lui dis-je, aisé défaire un discours pour le peuple;vous croyez le bon sens une chose commune etfacile à bien exprimer.

— Le vicomte de Foucault nous parle de sa