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Tome premier.
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DE PAUL-LOUIS , VIGNERON. JgO

race. Ses ancêtres, dit-il, commandaient à laguerre. Il cite leurs batailles et leurs actions d’é-clat. Biais la postérité d’Alphane et de Bayard ,quand ce n’est qu’un gendarme aux ordres d’unpréfet, ma foi, c’est peu de chose. Le vicomte deFoucault ne gagne point de batailles; il empoi-gne les gens. Ces nobles, ne pouvant être valetsde cour, se font archers ou geôliers. Tous lesgardes-du-corps veulent être gendarmes.

— Les Mémoires de madame Campan méritentpeu de confiance. Faits pour la cour de Bona-parte, qui avait besoin de leçons, ils ont étérevus depuis par des personnes intéressées à lesaltérer. L’auteur voit tout dans l’étiquette, etattribue le renversement de la monarchie à l’ou-bli du cérémonial. Bien des gens sont de cet avis.Henri III fonda l’étiquette, et cependant fut as-sassiné. On négligea quelque chose apparemmentce jour-là. L’étiquette rend les rois esclaves de lacour.

Dans ces Mémoires, il est dit qu’une fille degarde-robe, sous madame Campan femme dechambre, avait dix-huit mille francs de traite-ment, c’est trente-six mille aujourd’hui. Aussitout le monde voulait être de la garde-robe. Quede gens encore passent la vie à espérer de telsemplois! Montaigne quelque part se moque deceux qui, de son temps, s’adonnaient à l’agricul-ture , et à ce qu’il appelle ménage domestique,