4 1 2 PIÈCE DIPLOMATIQUE
jets vous appartiennent comme à moi, ne vousen faites pas faute au besoin. Je vous rétabliraidix fois, s’il est nécessaire, sans m’incommoderle moins du monde, sans qu’il vous en coûteune obole. Je ne vous demanderai point les fraiscomme on m’a fait. C'est une vilenie de mes alliés.Au contraire, en vous restaurant, je vous donne-rai de l’argent, ainsi qu’à vos sujets, tant quevous en voudrez. J’en donne à tout le monde, etje paie partout; j’ai payé ma restauration, jepaierai encore la vôtre, parce que j’ai beaucoupd’argent et beaucoup de complaisance aussi pourles souverains étrangers, qui m’empêchent derecevoir la loi de mon peuple. Je les paie quandils viennent ici; je vous paie, vous , quand je vaischez vous. Occupé, occupant , je paie l’occupation.J’ai payé Sacken et Platow. Je paie Morillo, Bal-lesteros; je paie les cabinets, les puissances; jepaie les Cortès, la régence; je paie les Suisses:j’ai encore, tous ces gens-là payés, de quoi entre-tenir, non seulement ma garde, une maison iciqu’on trouve assez passable, et bien autre quecelle démon prédécesseur; mais de plus, desmaîtresses, qui naturellement me coûtent quel-que chose. Le budget suffit à tout, et voilà ceque c’est que ce représentatif dont là-bas vousvous faites une peur. Sottise, enfance, mon cou-sin , il n’est rien de meilleur au monde.
Pour monter cette machine chez vous, et la