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Tome premier.
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413
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extraite des journaux anglais. 4i3

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raettre en mouvement, sans le moindre dangerde vos royales personnes, je vous enverrai, sivous voulez, le sieur de Villèle, homme admira-ble, ou quelque autre de nos amés, avec unevingtaine de préfets. Fiez-vous à eux; en moinsde rien ils vous auront organisé deux Chambreset un ministère, derrière lequel vous dormirezpendant qu’on vous fera de l’argent. Vous aurez,de la haute sphère où nous sommes placés ,comme dit Foy, le passe-temps de leurs débats ,chose la plus drôle du monde, vrai tapage dechiens et de chats qui se battent dans la ruepour des bribes. Quand leurs criailleries devien-nent incommodes, on y fait jeter quelques seauxd’eau dès que le budget est voté.

Octroyez, mon cousin, octroyez une Charteconstitutionnelle et tout ce qui s’ensuit : droitd’élection , jury , liberté de la presse; accordez,et ne vous embarrassez de rien; surtout ne man-quez pas d’y fourrer une nouvelle noblesse quevous mêlerez avec l’ancienne, autre espèce d’a-musement qui vous tiendra en bonne humeur eten santé long-temps. Sans cela, aux Tuileries,nous péririons d’ennui. Quand vous aurez traitéavec vos Libérales , sous la garantie des puis-sances , et juré l’oubli du passé à tous ces révo-lutionnaires, faites-en pendre cinq ou six, aussi-tôt après l’amnistie, et faites les autres ducs etpairs, particulièrement s’il y en a qu’on ait vus