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Tome premier.
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PAMPHLET DES PAMPHLETS. 4^1

pour Pavent? Ah! vraiment ceci diffère fort. Niles pastorales de Toulouse sur la suprématie pa-pale ! Ah ! c’est autre chose cela. Donc, à votreavis, quelquefois une brochure, une simple

feuille. Fi! ne m’en parlez pas, opprobre de la

littérature, honte du siècle et de la nation , qu’ilse puisse trouver des auteurs, des imprimeurset des lecteurs de semblables impertinences.Monsieur, lui dis-je, les Lettres provinciales dePascal... Oh ! livre admirable, divin , le chef-d’œuvre de notre langue! Eh bien! ce chef-d’œuvre divin, ce sont pourtant des pamphlets,des feuilles qui parurent... Non, tenez, j’ai là-des-sus mes principes, mes idées. Autant j’honore lesgrands ouvrages faits pour durer et vivre dans lapostérité, autant je méprise et déteste ces petitsécrits éphémères, ces papiers qui vont de mainen main, et parlent aux gens d’à présent des faits,des choses d’aujourd’hui; je ne puis souffrir lespamphlets. Et vous aimez les Provinciales, petiteslettres , comme alors on les appelait, quand ellesallaient de main en main. Vrai, continua-t-il sansm’entendre, c’est un de mes étonnemens , quevous, monsieur, qui, à voir, semblez homme bienné, homme éduqué , fait pour être quelque chosedans le monde; car enfin qui vous empêchait dedevenir baron comme un autre ? Honorablementemployé dans la police, les douanes, geôlier ougendarme, vous tiendriez un rang, feriez une