PAMPHLET DES PAMPHLETS. 3
vaient mais de la révolution , dont les femmes,les enfans périrent, la matière était ample àfournir des volumes, et je n’en sus tirer qu’unefeuille, tant l’éloquence me manqua. Encore m’ypris-je à rebours. Au lieu de décliner mon nom,et de dire d’abord comme je fis, mes bons mes-sieurs, je suis Tourangeau , si j’eusse commencé :Chrétiens , après les attentats inouïs d’une infer-nale révolution . dans le goût de l’abbé de La
Mennais, une fois monté à ce ton, il m’était aiséde continuer et mener à fin mon volume sansfâcher le procureur du roi. Mais je fis seize pagesd’un style à peu près comme je vous parle, et jefus pamphlétaire insigne; et depuis, coutumierdu fait, quand vint la souscription de Chambord,sagement il n’en fallait rien dire; ce n’était ma-tière à traiter en une feuille ni en cent; il n’yavait là ni pamphlet, ni brochure, ni volume àfaire , étant malaisé d’ajouter aux flagorneries, etdangereux d’y contredire, comme je l’éprouvai.Pour avoir voulu dire là-dessus ma pensée enpeu de mots , sans ambages ni circonlocutions ,pamphlétaire encore, en prison deux mois àSainte-Pélagie. Puis, à propos de la danse qu’onnous interdisait, j’opinai démon chef, gravement,entendez-vous, à cause de l’église intéresséelà-dedans, longuement, je ne puis , et retombaidans le pamphlet. Accusé, poursuivi, moninnocent langage et mon parler timide trou-