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Tome premier.
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4^6 PAMPHLET DES PAMPHLETS.

« qui ne croie ses idées utiles, il n’y en a point« qui ne soit tenu de les communiquer et ré-« pandre par tous moyens à lui possibles. Parler« est bien , écrire est mieux; imprimer est excel-« lente chose. Une pensée déduite en termes« courts et clairs, avec preuves, dooumens,« exemples, quand on l’imprime, c’est un pam-« phlet et la meilleure action, courageuse sou-« vent, qu’homme puisse faire au monde. Car,« si votre pensée est bonne, on en profite; mau-« vaise, on la corrige, et l’on profite encore. Mais« l’abus.... sottise que ce mot; ceux qui l’ont in-et venté, ce sont eux vraiment qui abusent de la« presse, en imprimant ce qu’ils veulent, trôna-it pant, calomniant et empêchant de répondre.« Quand ils crient contre les pamphlets, jour-« naux, brochures, ils ont leurs raisons admira-it blés. J’ai les miennes, et voudrais qu’on en fît« davantage, que chacun publiât tout ce qu’il« pense et sait! Les jésuites aussi criaient contre« Pascal et l’eussent appelé pamphlétaire, mais le« mot n’existait pas encore; ils l’appelaient tison« denfer , la même chose en style cagot. Cela« signifie toujours un homme qui dit vrai et se« fait écouter. Iis répondirent à ses pamphlets« par d’autres d’abord, sans succès, puis par des« lettres de cachet qui leur réussirent bien mieux.« Aussi était-ce la réponse que faisaient d’ordinairett aux pamphlets les gens puissans et les jésuites.