PAMPHLET DES PAMPHLETS. 435
« Mais c’est là ce qui donne créance à ses pa-rt rôles, la persécution. Aucune vérité ne s’établit« sans martyrs, excepté celles qu’enseigne Eu-« clide. On ne persuade qu’en souffrant pour ses« opinions; et saint Paul disait: Croyez-moi, car« je suis souvent en prison. S’il eût vécu à l’aise« et se fût enrichi du dogme qu’il prêchait, ja-« mais il n’eût fondé la religion du Christ. Jamais« F.... ne fera de ses homélies que des emplois et« un carrosse. Toi donc, vigneron, Paul-Louis,« qui seul en «ton pays consens à être homme du« peuple, ose encore être pamphlétaire et le dé-« clarer hautement. Ecris, fais pamphlet sur« pamphlet, tant que la matière ne te manquera.
« Monte sur les toits, prêche l’évangile aux lia-it tions et tu en seras écouté, si l’on te voit per-te sécuté; car il faut cette aide et tu ne ferais rien« sans M. de Broë. C’est à toi de parler et à lui de« montrer par son réquisitoire la vérité de tes« paroles. Yous entendant ainsi et secondant l’un« l’autre, comme Socrate et Anytus, vous pouvez« convertir le monde. »
Voilà l’épître que je reçois de mon tant bonami sir John, qui, sur les pamphlets, pense etme conseille au contraire de M. Arthus Bertrand.Celui-ci ne voit rien de si abominable, l’autrerien de si beau. Quelle différence ! et remarquez ;le Français léger ne fait cas que des lourds vo-lumes, le gros Anglais veut, mettre tout en feuilles