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Tome premier.
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436 PAMPHI.ET DES PAMPHLETS.

volantes; contraste singulier, bizarrerie de na-ture ! Si je pouvais compter que delà l’Océanles choses sont ainsi qu’il me les représente,j’irais ; mais j’entends dire que là, comme enEurope, il y a des Excellences et, bien pis, deshéros. Ne partons pas, mes amis, n’y allons pointencore. Peut-être, Dieu aidant, peut-être, aurons-nous ici autant de liberté, à tout prendre , qu’ail-leurs, quoi qu’en dise sir John. Bonhomme envérité ! J’ai peur qu’il ne s’abuse , me croyant faitpour imiter Socrate jusqu’au bout*. Non , détour-nez ce calice ,- la ciguë est amère, et le monde desoi se convertit assez sans que je m’en mêle,chétif. Je serais la mouche du coche, qui se pas-sera bien de mon bourdonnement. Il va, meschers amis, et ne cesse d’aller. Si sa marche nousparaît lente, c’est que nous vivons un instant.Mais que de chemin il a fait depuis cinq ou sixsiècles! A cette heure, en plaine roulant, rien nele peut plus arrêter.

FIN DV TOME PiiEMlEIi.