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Tome troisième.
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l6 LETTRES INÉDITES,

en vous disant simplement la vérité, quelque peufavorable qu’elle me soit dans cette occasion. Sa-chez donc que ce qui, depuis assez long-temps,m’empêchait de vous écrire, ce n’était pas mestravaux, comme vous l’avez pu croire. Je ne sau-rais dire non plus que ce fussent mes plaisirs, carje n’en eus jamais moins qu’à présent. C’étaientvéritablement les coteries auxquelles je me trouveaujourd’hui livré, sans savoir comment, beaucoupplus que je ne voudrais. Quoique je ne puisse pasdire m’y être amusé trois fois autant que je le faisquand je veux avec mes livres, cependant je voischaque jour qu’il m’est impossible de manquerune seule de leurs assemblées. C’est une choseque je ne puis prendre sur moi, et qui pourtantdevient de jour en jour plus nécessaire, carpresque toutes mes soirées du mois dernier ( montemps le plus précieux) ont été employées de lasorte, et je ne saurais me dissimuler à moi-même que mon travail en a quelquefois souf-fert. Ce qui vous surprendra sans doute, c’estqu’au milieu de tout cela j’ai contracté je ne saisquelle tristesse habituelle que tout le monde re-marque, et qu’il m’est aussi difficile de cacher qued’expliquer. Je vois qu’il faut enfin reprendremon ancienne vie, qui est la seule qui meconvienne. Mais, hélas, en cela même il m’estimpossible de suivre les goûts que la nature m’adonnés, et que les circonstances, l’étude et les