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LETTBES INÉDITES,
les Français, des bassesses souvent inutiles, sontdes gens ou mécontens des gouvernemens quenous avons détruits, ou forcés par les circon-stances à paraître aimer le chaos qui les rem-place , ou assez ennemis de leur propre payspour nous aider à le déchirer, et se jeter surles lambeaux que nous leur abandonnons. Telssont à Milan les Serbelloni, ici les Borghèse et lesSanta-Croce. La princesse de ce nom fonnosissimamulier, femme connue de tous ceux qui ontvoulu la connaître, et beaucoup au-dessous de saréputation, du moins quant à l’esprit, a lancéson fils dans les troupes françaises. Il s’est faitblesser, et le voilà digne d’être adjudant-général.Les deux Borghèse, qui ont acheté moins cherdes honneurs à peu près pareils, sont deux polis-sons incapables d’être jamais des laquais suppor-tables, aussi maladroits que plats et grossiersdans les flatteries qu’ils prodiguent à des gensqui les méprisent.
Le reste ne vaut pas l’honneur d’ètre nommé.
J’ai pourtant trouvé ici une connaissance fortagréable, et cela sans recommandation , chosedifficile pour un Français. Un jour que j’étais allévoir seul ce qui reste du Musée et de la biblio-thèque du Vatican, j’y trouvai l’abbé Marini, au-trefois archiviste ou garde des Archives de lachambre apostolique, homme assez savant dans