ÉCRITES DK FRANCE ET d’iTALIE. 27
à Yiterbe lors de la retraite des Français, et re-prise avec la place. Il y a dans son histoire quel-que chose de celle d’Hélène, peut-être dans sapersonne, mais plus sûrement dans le rôle quejoue son mari, qui est un plaisant Ménélas,court, lourd et sourd, d’ailleurs ébloui, on peutmême dire aveuglé par les charmes de la prin-cesse. Puisque me voilà sur cet article, madamePepe est dans le petit nombre des femmes fran-çaises qui voient un très-petit nombre de mai-sons romaines : la seconde pour la beauté, lapremière à d’autres égards. Elle donne tout-à-fait dans le bel esprit, et veut passer pour con-naisseuse en peinture et en musique. Vient en-suite madame Bassal, femme d’un consul, nonromain, mais français ; tout cela se rassembleavec beaucoup d’hommes chez les princesses Bor-ghèse et Santa - Croce, et chez la duchesse deLante. Joignez-y une marquise de Cera (maisonpiémontaise), figure très-agréable, gâtée par desmines et des airs d’enfant qui ont pu plaire enelle à seize ans, et il y a seize ans.
Je voudrais, au reste, pouvoir vous donnerune idée de ces cercles, ou être sûr que ce ta-bleau vous intéresserait. Mais vous en parler sé-rieusement, cela vous ennuierait, et pour vousle peindre en ridicule, c’est trop dégoûtant.Quelques grands seigneurs d’Italie qui prêtentleurs maisons, et qui font, pour bien vivre avec