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Tome troisième.
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1 6-2 LETTRES INEDITES,

mon exil, et c’est le dernier espoir auquel je re-noncerai.

Depuis quelques mois nous ne nous battonsplus, et, s’il faut dire la vérité, on ne nous batplus non plus. Nous vivons tout doucement sansfaire ni la guerre ni la paix; et moi, je parcoursce royaume comme une terre que j’aurais envied’acheter. Je m’arrête où il me plaît, c’est-à-direpresque partout ; car ici il n’y a pas un trou quin’ait quelque attrait pour un amateur de la bellenature et de l’antiquité. Ah! madame! l’antique!la nature ! voilà ce qui me charme, moi : voilàmes deux passions de tout temps. Vous le savezbien. Mais je suis plus fort sur l’antique, ou, pourparler exactement, l’un est mon fort, l’autre monfaible. Eh bien ! que dites-vous ? faudrait-il autrechose que cette impertinence pour nous faire rireune soirée dans ce petit cabinet au fond du bil-lard ?

Je calcule avec impatience le temps où je pour-rai recevoir votre réponse ; n’allez pas vous avi-ser de ne m’en faire aucune. Ces silences peuventêtre bons dans quelques occasions ; mais à la dis-tance où nous sommes, cela ne signifierait rien.Je ne feindrai point de vous dire aussi que, fortpeu exact moi-même à donner de mes nou-velles, je suis cependant fort exigeant, et fortpressé d’en recevoir de mes amis. Voilà la justicede ce monde.