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Tome troisième.
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164 LETTRES INÉDITES,

sateur et mon juge, et me condamner sans m’en-tendre , sans me nommer mes dénonciateurs, niproduire aucune preuve de ce qu’on avance con-tre moi. Vous savez trop combien il me seraitfacile de confondre les impostures de vos vils es-pions. Vous pouvez réussir à me perdre; maispeut-être trouverai-je qui m’écoutera malgré vous.Quoi qu’il arrive, n’espérez pas trouver en moiune victime muette. Je saurai rendre la lâchetéde votre conduite aussi publique dans cette affairequ’elle l’a déjà été ailleurs.

[ Vingt copies de celle lettre furent distribuées dans l’armée. ]

A M. ***,

COLONEL D’ARTILLERIE, A NAPLES.

Naples, le 27 juin 1807.

Voilà qui est bouffon: il me tient bloqué etme demande la paix; c’est l’assiégeant qui capi-tule. Vous allez voir, mon colonel, si je me piquede générosité. Je ne demande pour moi que la le-vée de mes arrêts, et de passer à une autre armée ;moyennant quoi je me dédis de tout ce cpie j’ai