ÉCRITES DE FRAACE ET n’iTALlE. jyi
le prouverais si nous étions à nous promener à laRubertzau * : heureux temps !
Tu vois bien que je n’ai pas grand’ chose à temarquer. Rien de nouveau; sinon que je quittecette armée tout de bon. Je t’ai conté cela dansune longue lettre à laquelle tu ne réponds guère.Je passerai à Milan. Je n’ai point encore mes or-dres; mais quand je les aurais, je ne me presse-rais pas. Je me trouve bien ici, et si bien que peut-
être.Enfin suffit. Tu peux m’écrire. Le fait est
que je suis en paradis. Ce pays n’a point d’égalau monde. Il est cependant du bon ton de s’yplaindre, et de regretter Paris,j
| Un gueux , qui quand il vint n’avait pas de souliers ,
t
s
j roule carrosse ici et trouve tout détestable. Onne vit qu’à Paris, où l’an passé peut-être il dînait, à vingt sous quand on payait pour lui; et le tout; pour faire croire.... J’en aurais trop à dire, basta.
| Quand nous nous reverrons.
A MADAME ***.
Naples, le 3 septembre 1807.
Vous devriez songer, madame, à ce que je vousai dit hier, et vous souvenir un peu de moi. Je
1 A Strasbourg, i8o3.