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Tome troisième.
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LETTRES INEDITES,

! 7 °

ja in circa , par laquellle je te priais de tâcherd’arranger mon compte avec Desgoutins \ Cecompte me semble un compte de juif ; à dire vraije n’y connais rien. Il s’agit de change, et ce n’estpas mon fort que la banque.

Je suis fort aise que tu aies vu monsieur monparent. Je ne le connais pas, et l’en aime bienmieux. Ceux que je connais de mes parens, jeles ai tous in saccoccia, et ils le méritent. S’ilspensaient, comme disait Lauzun, que j’eusse del’argent dans les os, ils me les casseraient pour l’a-voir. Je me sers d’eux fort bien cependant ; quandj’en veux tirer quelque service, je leur mandeque je vais mourir; je fais mon testament, et aus-sitôt ils trottent. Ils sont tous plus vieux que moiet plus riches; mais quoi? la rage d’hériter. Ilsont eu bon espoir lorsque j’étais en Pouille. Meslettres arrivaient percées et vinaigrées, tu t’ensouviens ; et depuis, dans la guerre de Calabre ;alors ma succession était de l’or en barre. Aussim’aimait-on fort ; mais toujours un peu moinsque si j’eusse été mort. Je conçois la haine desrois pour leur héritier présomptif. Dans le faittout cela est mal réglé ; j’arrangerais les chosesautrement si j’étais législateur. Les héritages setireraient au sort, et de même les charges et lescommandemens; tout en irait bien mieux. Je te

1 Quartier- maille du régiment.