226 LETTRES INEDITES,
rodote sans pouvoir consulter sa traduction, seu-lement d’après mes extraits. Je travaillais en cou-rant la poste, et le plus souvent sans livres. Dieuveuille qu’il n’y paraisse pas trop! mais quoi? jefaisais en soldat la besogne d’un soldat; car il y fal-lait un homme du métier; et qui n’eût connu queles livres n’aurait pu entendre ceux-là. Je reviensà M. Larcher pour vous prier de lui présentermon respect. En vérité, je ne sais par où je puisêtre digne de l’amitié de deux hommes commevous et lui, si ce n’est par mon inviolable attache-ment.
Je comprends la perte que vous venez defaire *, monsieur, et j’ose à peine vous en parler.Je suis bien peu propre à vous consoler, moi qui,depuis dix ans atteint d’une douleur pareille ! , lasens comme le premier jour. Je crois pourtantqu’il ne faut pas se plaire à son chagrin ni se nour-rir d’une amertume qui affligerait, si elles nousvoyaient, les personnes mêmes que nous regret-tons.
1 M. de Sainte-Croix venait de perdre sa fille.8 La perte de son père et ensuite de sa mère.