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Tome troisième.
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2/}0 LETTRES INEDITES ,

Ma foi, sans lui nous n’aurions qu’une idée bienimparfaite de ce beau tableau, dont il ne restepresque rien, et qui allait être dans peu totale-ment perdu. Mais comment retrouve-t-on unepeinture effacée? Voilà ce qui vous surprendrait:il a découvert, je ne sais où, les cartons et lesétudes de Léonard même. Pour la couleur, il s’estaidé de certaines copies faites dans le temps quel’original était entier. Bref, c’est comme une nou-velle édition de la Cène. N’aimez-vous pas mieux,madame, cet ancien chef-d’œuvre ainsi reproduit,que tant de nouveaux tableaux tout au plusmédiocres? Quant à moi, cela me plaît fort, et jevoudrais quelque chose de semblable pour vosbelles fresques de Borne, où l’on ne voit tantôtplus rien.

J’ai assisté à une grande lecture de poésie. C’c-tait encore Homère et traduit par Monti. Je pen-sais vraiment en rendre compte à mademoiselleHenriette; mais à elle je ne puis lui parler qued’elle-même, au risque toutefois d’un peu de dés-ordre dans mes idées. Si je m’embrouille, aprèstout, je n’étonnerai personne, étant coutumierdu fait, soit que je parle à elle ou d’elle; enfin jeveux lui demander des nouvelles de ses mains,que je me figure à présent bien maltraitées parle froid. C’est un cruel mal que ces geloni ', comme

1 Engelures.