ÉCRITES DE FRANCE ET D’iTAXIE. 9.43
parmi les gens de lettres. Il se plaisait à m’encou-rager dans ces études dont vous avez pu voirquelques essais, et c’était à lui que je confiais desamusemens et des goûts qu’on ne peut avoir poursoi seul. Enfin, par mille raisons, je ne pouvaisfaire de perte qui me fût plus sensible.—C’est déjàun bonheur pour moi que mon manuscrit passedans vos mains; mais je voudrais qu’avec cela,monsieur, M. de Sainte-Croix vous eût transmisune partie de l’amitié dont il m’honorait ; pouravoir quelque droit à la vôtre, si ce peut m’être làun titre, permettez-moi de le faire valoir, en y joi-gnant l’admiration que m’inspirent vos rares con-naissances. Je n’en puis juger par moi-même quetrès-imparfaitement. Mais je voyage depuis long-temps, et partout je vous entends louer par desgens que tout le monde loue. Ainsi je suis sûr devotre mérite dans les choses mêmes qui passentma portée. Voilà d’où me vient, monsieur, le dé-sir de vous connaître plus particulièrement, etl’ambition de vous plaire. Je compte être bien-tôt à Paris, où j'espère vous faire ma cour uninstant. En attendant, si vous daignez jeter uncoup d’œil sur mon travail et me donner quelquesavis, venant d’un homme comme vous, nulle fa-veur ne me pourrait être plus précieuse. Je suistrès-flatté de l’intérêt que vous y voulez bienprendre, et fort aise que M. Lenormant, à votreconsidération, se charge de l’impression. C’était