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assurément tout ce que je pouvais souhaiter. Jeme flatte peut-être, mais vous voilà, je crois, unpeu engagé à protéger mon Xénophon à son en-trée clans le monde. J’ose vous prier, monsieur,de ne le point perdre de vue ; car plutôt que dele voir livré à la barbarie des protes, j’aimeraismieux l’étouffer d’abord. Il vous sera aisé, ce mesemble, de trouver quelqu’un qui se charge desurveiller l’impression, et devoir vous-même d’uncoup d’œil si tout est dans l’ordre. Comme monvoyage à Paris est encore une chose incertaine, etque, dans tous les cas, mon séjour y sera très-court, occupé d’ailleurs de soins fort différens,je ne pourrai même avoir une pensée qui se rap-porte à de tels objets; et, sans vos bontés, je re-noncerais à rendre cet ouvrage public.
[ Courier, devenu libre, se mit bientôt ën route pour Paris, oùil arriva le 14 avril. Napoléon venait d’en partir pour aller soute-nir une nouvelle guerre contre l’Autriche. Le bruit des victoiresd’Abensberg et (l’Eckmulh réveilla dans le cœur de notre officierd’artillerie le désir qu’il avait toujours nourri de faire une cam-pagne dans une armée qu’il commandât. Il employa donc de nou-veau ses amis et obtint, le 7 mai, l’ordre de se rendre en Alle-magne pour y attendre que l’empereur eût prononcé sur sa rentréeau service. Il ne partit cependant pour Strasbourg que le 28, parceque ses affaires l’obligèrent à aller passer quelques jours à Lnynes.