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Tome troisième.
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258 LETTRES INÉDITES,

avec une rapidité qui m’effraierait, si j’y songeais.Je ne fais pas cette folie. Je ne songe qu’à vivrepour vous revoir un jour, et je m’y prends, ceme semble, assez bien. Ce qui rend mes heuressi rapides, c’est que je ne suis guère oisif. Jepuis dire comme Caton : Je ne fus jamais si oc-cupé que depuis que je n’ai plus rien à faire.Enfin, si j’avais de vos nouvelles, je ne désireraisrien, et il y aurait au monde un homme contentde son sort. Ecrivez-moi donc bientôt.

Parlez-moi de ce bouton de rose que vous éle-vez sous le nom d’Hélène. Vous êtes là en véritéune trinité fort aimable et bien mieux arrangéeque l’autre. Vous êtes aussi consubstantiels et in-divisibles. Chacun de vous est nécessaire à l’exi-stence de tous trois. Agréez, je vous en supplie,l’assurance très - sincère de mon respect et demon attachement.

A M. ET MADAME CLAVIER,

A PARIS.

Lucerne, le 3o août 1809 .

Monsieur et madame, ne vous ai-je pas écritdeux ou ti’ois fois au moins? N’ai-je pas mis moi-même mes lettres à la poste? Ne vous ai-je pasmarqué mon adresse bien exacte ? C’est à moi