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Tome troisième.
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ÉCRITES DE FRANCE ET o’iTALIE.

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taillis le long du rivage, m’empêcha de voir quel-ques barques qui venaient côte à côte prendreterre où j’étais, et qui, survenant tout à coup,me mirent au milieu de vingt femmes, dans le; costume d’Adam avant le péché. Ce fut, je vousj assure, une scène, non pas une scène muette,mais des cris, des éclats de rire; je n’ouïs jamaisrien de pareil ; les échos s’en mêlant redoublèrentle vacarme. Ces dames se sauvèrent où elles pu-rent, et moi je m’enfuis sous les ondes, comme! les grenouilles de La Fontaine. Je fus prier lesj Nymphes de me cacher dans leurs grottes pro-fondes, mais en vain. Il me fallut bientôt remet-tre le nez hors de l’eau ; bref, les Lucernoises meconnaissent, et c’est peut-être ce qui m’empêchej de leur faire ma cour.

Je corrige un Plutarque qu’on imprime à Paris.C’est un plaisant historien, et bien peu connu deceux qui ne le lisent pas en sa langue; son mériteest tout dans le style. Il se moque des faits, etn’en prend que ce qui lui plaît, n’ayant souci quede paraître habile écrivain. Il ferait gagner àPompée la bataille de Pharsale, si cela pouvaitarrondir tant soit peu sa phrase. Il a raison.Toutes ces sottises qu’on appelle histoire nepeuvent valoir quelque chose qu’avec les orne-j mens du goût.

| Voilà, monsieur et madame, comme se passemon temps, fort doucement, je vous assure, mais

m.