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Tome troisième.
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ÉCRITES DE FRANCE ET d’iTAI.IE. 26 [

mie, celui-ci envoie au bagne le seul homme quieût des livres dans tout le royaume. Mais, dites-moi, auriez-vous cru que la fureur biblioma-niaque pût aller jusque là? L’amour fait faire d’é-tranges choses; ils aiment les livres charnelle-ment, ils les caressent, les baisent.

Ce qui suit sera, s’il vous plaît, pour le docteurGoraï. M. Basili, à Vienne, m’a rendu milleservices, dont je remercie de tout mon cœurM. Coraï, et dont le moindre a été de me donnerde l’argent. Je devais remettre cet argent à soncorrespondant de Paris; mais, comme je n’ai demémoire que pour les choses inutiles, j’ai d’a-bord oublié le nom de ce correspondant, quidoit pourtant s’appeler M. Martin Pesch, ouPuech, ou Pioche ; bref, on ne le trouve point àParis. M. Coraï peut et doit même savoir le nomet l’adresse de ce monsieur ; qu’il ait donc labonté de me l’envoyer bien vite : non pas lemonsieur, mais l’adresse. J’ai écrit maintes lettresà M. Basili, mais il y a un sort sur toute ma cor-respondance ; et puis je crains que dans ce temps-ci mes lettres ne lui parviennent pas. Enfin celane finira point, si Dieu et vous, gens charita-bles, n’y mettez la main; et M. Basili, qui m’aobligé on ne peut pas plus galamment, auraitassurément droit d’être mécontent.

Une idée qui me vient à présent; seriez-vousà Lyon par hasard ? mais non, vos lettres se sont