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Tome troisième.
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ÉCRITES DE FRANCE ET ü’iTALIE.

au moins ne pas abuser de tant de bonté ; maiscomment m’y prendre pour tirer encore de votremaudite poste deux ou trois lettres que j’y doisavoir d’ancienne date? Ecrire au directeur, commej’avais fait avant de recourir à vous, je n’aurai nilettre ni réponse. Il faut donc toujours vous im-portuner; mais, cette fois, sans rien débourser^Envoyez, je vous prie, à ce bureau quelqu’unqui, fouillant dans le fatras des lettres poste res-tante y déterre les miennes et fasse mettre audos, chez messieurs Molini et Lundi, librairesà Florence ; puis vous joindrez à cette bontécelle de m’en donner avis.

Les lettres de madame Thomassin sont ce quel’on m’avait dit, c’est-à-dire, après sa conversa-tion, tout ce qu’il y a de plus aimable. Mais dusse-je être impertinent, je critiquerai celle que j’ai re-çue ; aussi bien n’y suis-je pas trop ménagé.

Ce que j’y trouve à dire d’abord, c’est qu’elleest trop courte ; et puis c’est que madame n’yparle guère que de moi. Étais-je en droit d’espé-rer qu’elle me parlât d’elle-même, et de ce qui

l’entoure? Je ne sais, mais il me semble.Enfin,

pourquoi ne m’a-t-elle pas dit où en est son bâ-timent ? J’aurais bien pu avoir aussi des nouvellesde la vache, du jardin, et d’autres choses. Fran-chement , comme vieille connaissance, j’avaisdroit à ces détails, et tout ce qui eût alongé salettre la rendait d’autant meilleure.