a85
ÉCRITES DE FRANCE ET d’itALIE.
très-humble respect. M. de Humboldt n’est-il pasà présent en Prusse? Donnez-moi bientôt de leursnouvelles et des vôtres.
N’allez pas retourner, avant que je vous voie ,dans votre pays, vilain pays d’aimables gens. Jene sais bonnement pour moi quand je partiraid’ici; mais toujours ce sera pour vous aller join-dre. A dire vrai, j’ai cent projets et je n’en ai pasun. Dieu seul sait ce que nous deviendrons.Adieu.
A M. CLAVIER,
A TARIS.
Florence, le 8 février 1810.
Vous ne m’écrivez plus, monsieur; je m’enprends à madame Clavier, et tout en lui présen-tant mon respect, c’est elle que je querellerai de' votre silence. Au fait, quand elle était loin devous j’avais de vos nouvelles; depuis son retourpas une ligne.
Je vous félicite de tout mon cœur sur votreentrée à l’Institut, qui, ce me semble, avait plusbesoin de vous que vous de lui. Cela vous étaitdû depuis long-temps. Mais c’est beaucoup d’ob-tenir tôt ou tard justice.