ÉCRITES DE FRANCE ET D’iTALIE. 287
ce qui s’ensûit : j’espère que vous allez m’envoyerbientôt tout cela, et je me repose sur votre acti-vité et votre bonne amitié; mais il est questionde bien autre chose. Connaissez-vous le bel arti-cle mis par nos honnêtes messieurs * dans leCorriere Milanese ? en voici une copie pour votreédification. Comme ces excellentes personnesn’ont pas été jusqu’à signer leur petit libelle, ilme semble que le remède est à côté du mal, etqu’on peut leur ménager un expédient pourchanter la palinodie, sans compromettre leur di-gnité et leur grande réputation de sincérité etprobité. Il suffirait qu’ils voulussent bien ( sur lademande que leur en ferait M. le préfet) signerune déclaration, portant que l’article inséré dansle journal est faux dans presque tous les détails,expliquant par quel accident la tache a été faiteau manuscrit, et par qui. Je suis persuadé qu’ilsne s’y refuseront pas, et ce sera une affaire ter-minée. Dans le cas contraire, j’ai tout prêt unfactum moitié sérieux, moitié plaisant, dans le-quel ces messieurs ne seront pas trop ménagés.Mais je vous avoue que cet expédient ne meplairait guère, et que je ne suis aucunement cu-rieux de ce petit bruit qu’on fait en se querel-lant.
Les bibliothécaires de Florence Fnria et Bencini.