3o8 lettres inédites,
et Villoison, j’aurais tout fait sur la seule éditionde Dutems que je portais avec moi.
Vous avez bien raison de louer M. Schœffer;c’est un fort habile homme. Aussi l’ai-je suivi enbeaucoup d’endroits où j’ai rapetassé Amyot. Aureste vous voyez, monsieur, ce que ce pouvaitêtre qu’un pareil travail fait absolument sans li-vres, et combien il doit y avoir à limer et re-battre avant de le livrer tout-à-fait au public. J’ysongerai quelque jour, si Dieu me prête vie, etc’est alors qu’il faudra tout de bon m’aider devos lumières.
Je crois que vous-même ne pourriez lire lesendroits de Chariton effacés dans le manuscrit.Il y a bien aussi quelques mots par-ci par-là quiont disparu dans le supplément de Longus. Maispartout le sens s’aperçoit, et les savans n’aurontnulle peine à deviner ce qui manque. Pour moi,je le donne tel qu’il est sans le moindre change-ment; car je tiens que les éditions doivent entout représenter fidèlement les manuscrits. Celas’imprimera à Paris, s’il plaît à Dieu et à Didot.
Cette lettre critique de M. Bast à vous est toutepleine d’excellentes choses. Je l’ai trouvée ici parhasard et lue avec grand plaisir. Quelqu’un lepourra blâmer d’avoir écrit en français sur detelles matières. Moi je goûte fort cette méthode,qui me facilite la lecture, et je voudrais qu’ilcontinuât à vous faire ainsi part de ses observa-tions.