3l2 eettkes inédites,
Rome, M. de Gérando qui me connaît un peu etvous connaît beaucoup. Il est du gouvernementprovisoire de ce pays-ci, et en relation commetous ses collègues avec les ministres; ils s’envoientles uns aux autres de furieux paquets; la postene va que pour eux. Je ne lui ai point fait de vi-site, parce qu’il m’eût fallu pour cela une culotteet un chapeau d’une certaine façon ; mais vous,ayant quelque ami chez la gent ministérielle,vous pourriez lui faire parvenir, à lui de Gérando,sous le contre-seing, votre ouvrage et celui deM. Coraï, qui valent bien assurément les dépê-ches de ces Excellences. C’est ainsi qu’on m’adéjà adressé quelques volumes sous le couvert dugénéral Miollis. Ce datif pluriel-là est aussi dé-cemvir, et je ne le vois pas plus que le gérondif ;tous ces noms de rudiment ne plaisent guère àceux qui sont sous la férule.
Le bruit de cette tache d’encre a donc été jus-qu’à Paris? Je ne reçois lettre qui n’en parle.Comment diable? des envieux, des détracteurs,des calomnies! Tout beau, mon cœur, soyonsmodeste ; mais en vérité voilà des honneurs quepersonne avant moi n’avait obtenus en traduisantcinq à six pages.
Renouard a tout vu, il vous contera le fait, quise réduit à une vingtaine de mots effacés dansautant de phrases; en sorte que, si j’eusse trouvéle manuscrit tel qu’il est, j’aurais aisément deviné