ÉCRITES DE FRANCE ET d’iTALIE. 3l3
ce qui ne se peut lire aujourd’hui. Un papier meservait à marquer dans le volume l’endroit dusupplément ; ce papier posé quelque part s’estbarbouillé d’encre au-dessous, et remis dans levolume, vous voyez ce qui est arrivé. Eh bien !voilà toute l’affaire. Mais le bibliothécaire est uncertain Furia qui ne me peut pardonner d’avoirfait cette trouvaille dans un manuscrit que lui-même a eu long-temps entre les mains, et dontil a publié différens extraits ; et voilà la rage.Tous les cuistres, ses camarades, comme vouspouvez croire, font chorus, et toute la canaillelittéraire d’Italie en haine du nom français. Onappelle letterati, en Italie, tous ceux qui saventlire la lettre moulée, classe peu nombreuse etfort méprisée.
Au reste les gens de la bibliothèque, "gardes,conservateurs, scribes et pharisiens, jusqu’auxbalayeurs, furent présens; trois d’entre eux quej’ai bien payés, y compris le bibliothécaire, m’ont,constamment aidé à déchiffrer, copier et revoirplusieurs fois tout le Longus, et ils ne m’ont pasquitté. Les sottises des journaux italiens à ce sujetne méritent point de réponse. A dire vrai, quel-ques coups de bâton seraient peut-être bien pla-cés dans cette occasion ; mais c’est à Renouardd’y penser, car il est plus piqué que moi. Pourun petit écu ces gens-là se rosseront les uns lesautres.