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Tome troisième.
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ÉCRITES UE FRANCE ET u’iTALIE. 327

mande; et pour conclusion je le prie de se con-tenter de mon livre que je lui abandonne volon-tiers, trop heureux si je sauve ma personne deses mains redoutables. Je l’assure que je ne feraijamais aucune réclamation de mes griffonnagessaisis par lui, convaincu qu’il aurait pu me saisirmoi-même, et me faire pendre avec autant dejustice. Je loue autant sa clémence, et suis avecgrand respect son très-humble serviteur.

J’attends impatiemment votre Archéologie. Celame viendra fort à propos. Bonne provision pourcet hiver que je compte passer encore ici.

Gail me paraît trop sot pour être ridicule; enle montrant au doigt vous lui ferez trop d’hon-neur, et à vous peu; et puis la belle matière àremuer pour vous que son dégobillage! Fi! lais-sez-le là. Jarn fœtet.

Si j’avais su que quelqu’un songeât à répondreauxltaliens sur la grande affaire de latache d’encre,je n’aurais pas pris la peine d’écrire et d’imprimerune longue diatribe 1 que je vous ai envoyée, maisque probablement vous ne recevrez point, vu l’em-bargo mis à la poste sur tout ce qui vient de moi. Jesuis tenté de croire, comme Rousseau, que tout legenre humain conspire contre moi. J’en rirais, sij’étais sûr qu’on ne touchât qu’à mon grec. Roisson-nade m’a trop bien traitédans son journal. Je l’avais

1 La lettre à M. Renouant.