ECRITES I'E FRANCE ET n’iTALlE. 32<)
'V W v *V V-V*%- V-
.vvwxv v-% v^. «
LETTRE PE M. BOISSONNADE.
Paris, le 5 octobre 1810.
Monsieur, votre beau, votre rare, votre ex-cellent volume m’est arrivé il y a peu de jours ;je ne sais combien de remerciemens il faut vousfaire pour ce cadeau inestimable; je vous en en-voie un million, et encore ce n’est guère. Je n’ailu encore que la préface très-élégante et les pre-mières pages, et j’aurais attendu à vous en parlerque je fusse plus avancé, s’il n’était de la plushaute importance que je vous instruise avant toutde ce que j’ai appris hier.
La Gazette de France ayant annoncé votre dé-couverte il y a bien deux ou trois mois, M. Re-nouard ayant distribué une brochure que vousconnaissez sans doute, M. Petit-Radel ayant tra-duit en vers latins votre fragment, j’ai cru nepouvoir me dispenser, en rendant compte duLongus de ce médecin, de parler de votre traduc-tion, et d’en citer quelques passages. Hier, j’aiété moi-même chercher à son bureau un deschefs de la direction de la librairie, qui s’était plu-sieurs fois présenté chez moi sans me trouver;il m’a demandé de qui je tenais l’exemplaire de