ÉCRITES DE FRANCE ET d’iTALIE. 33 1
car il faut vous imaginer qu’on ne soupçonnepas en Italie, qu’il ait rien paru depuis les Aidesen matière de grec ou de critique. M. Furia bi-bliothécaire n’aurait jamais su sans moi qu’il yeût d’autres éditions de Longus que celle de Jun-germann ; c’est ce que vous pouvez voir dans lapréface de son Ésope. Voilà dans quelle misèreil m’a fallu travailler; logé à l’auberge, notez en-core ce point, et dans les transes d’un hommequi voit les archers à ses trousses, car je savais àmerveille ce qui se tramait contre moi. Pensezà tout cela, et puis querellez-moi sur les fautesd’impression; je vous répondrai comme Brunet:Tu veux de T orthographe avec une méchanteplume d’auberge!
Le visir de la librairie a en effet donné un or-dre de saisir tout mon grec, mais cet ordre n’apas été exécuté. Je ne sais bonnement pourquoi.Le fait est qu’on s’est contenté de prendre quel-ques informations, auxquelles j’ai répondu d’assezmauvaise humeur ; ma lettre a dû être envoyéeà cette Excellence. Toutes ces chicanes m’ontdéterminé à faire imprimer une complainte, dia-tribe ou invective, comme il vous plaira l’appeler,en forme de lettre à M. Renouard. On trouve quedans cette brochure je ne parie pas assez civile-ment des gens qui veulent me faire pendre. Jevous l’ai envoyée ; mais il se pourrait qu’on eûtarrêté le paquet à la poste.