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Tome troisième.
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ÉCRITES DE FRANCE ET ü’iTAEIE. 333

jours bien portée depuis la dernière fois quej’eus l’honneur de vous voir. Vous étiez alorsfraîche et belle, si je m’y connais, et vous ne pa-raissiez pas pouvoir être jamais malade. Mais en-fin, je vois bien qu’à l’heure où vous m’écriviez,votre santé était bonne ; elle le serait toujours,s’il y avait quelque justice aux arrangemens dece monde.

Assurément, j’irai vous voir dans votre château,et plus tôt que plus tard, et voici comment. D’icià Paris, quand je m’y rendrai, je passe à Stras-bourg, je trouve delà le Rhin :

Doutez-vous que le Rhin ne me porte en deux jours

Aux lieux où la Roër y voit finir son cours ?

J’ai depuis long-temps, madame, votre châteaudans la tête, mais d’une construction toute ro-manesque. Il serait plaisant qu’il n’y eût à cechâteau ni tourelles, ni donjon, ni pont-levis, etque ce fût une maison comme aux environs deParis. J’en serais fort déconcerté; car je veux ab-solument que vous soyez logée comme la prin-cesse de Clèves ou la Dame des Belles Cousines,et je tiens à cette fantaisie. Sur vos environs, jecrains moins d’être démenti par le fait ; je voisvos prairies, vos bois, votre Rhin, votre Roër,qui ne se fâcheront pas si je les compare au Tibreet à l’Anio, à moins qu’ils ne soient fiers de coulerà vos pieds; mais, en bonne foi, rien ne se peut