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Tome troisième.
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ECRITES DE ERANCE ET d’itALIE. 34 Im’aboyer, sans seulement y faire attention ; j’ailaissé confisquer, sans souffler, sans mot dire,les bagatelles que j’imprimais pour quelques sa-vans. Mais quand j’ai vu qu’après mes livres onallait saisir ma personne, que le maire de Florenceavait ordre d’instruire mon procès, qu’il fallaitune victime à la haine nationale, et qu’on me li-vrait aux Italiens, me voyant enfin la corde aucou, j’ai dit comme j’ai pu ce que j’avais à direpour qu’on me laissât aller.

L’ouvrage de M. Clavier nous est parvenu ici.Je ne l’ai point lu encore; mais d’autres l’ont lu,qui connaissent mieux que moi ces matières. Onle trouve fort savant. Quant à moi, ôtez-vous del’esprit que je songe à faire jamais rien. Je crois,pour vous dire ma pensée, que ni moi ni autreaujourd’hui ne saurait faire oeuvre qui dure. Nonqu’il n’y ait d’excellens esprits, mais les grandssujets qui pourraient intéresser le public et ani-mer un écrivain, lui sont interdits. Il n’est pasmême sûr que le public s’intéresse à rien. Au vrai,je vois que la grande affaire de ce siècle-ci, c’estle débotté et le petit coucher. L’éloquence vit depassions; et quelles passions voulez-vous qu’il yait chez un peuple de courtisans, dont la deviseest nécessairement : Sans humeur et sans hon-neur? Contentons-nous, monsieur, de lire etd’admirer les anciens du bon temps. Essayons auplus quelquefois d’en tracer de faibles copies. Si