34^ LETTRES INÉDITES,
ce n’est rien pour la gloire, c’est assez pour l’amu-sement. On ne se fait pas un nom par là, mais onpasse doucement la vie ; prions Dieu seulementque ces études si nécessaires à tous ceux qui enont une fois goûté, ne fassent nul ombrage à lapolice.
A MADAME MARCHAND,
A PARIS.
Rome, le 12 novembre i8ir.
Mais point du tout; je n’ai point refusé la dédi-cace ', et on ne me l’a point demandée. Voilàcomme de bouche en bouche tout se dénature,et par malice; car soyez sûre que ceux qui sè-ment ces propos ne me veulent aucun bien.
Voici le fait. A table, chez le préfet de Florence( c’était dans le temps que je venais de trouver cemorceau de grec), on parlait de ce roman quej’allais traduire et que Renouard devait imprimer,lequel Renouard était là à table avec nous ; lepréfet me dit : Il faut dédier cela à la princesse ;elle acceptera votre dédicace. Ce furent ses pro-pres mots; vous savez que j’ai bonne mémoire.
■ Du Longus imprimé à Florence chez l’ialli.