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CORRESPONDANCE.
tourmenter comme l’an passé. On prétend ce-pendant que j’ai mal fait de remettre la vente.J’entends monter l’escalier ; ce sont de mes gensqui sont sur mon dos. Ils me parlent pendantque j’écris : je fais semblant de ne pas les écou-ter. Ils m’offrent 11,600 fr., moitié comptant. Jene sais qui diable leur a dit que je voulais 12,000 fr.Les voilà qui m’offrent 1 2,000 : je refuse : les voilàpartis. Je vais dîner chez Bidaut.
A 10 heures du soir.
Ma foi c’est fait pour 12, 25 o fr., à Beaujean ouBonjean, dont tu dois te souvenir. Les parolessont données, sans témoins à la vérité; mais foide paysan vaut bien foi de gentilhomme : je necrois pas avoir mal fait. Le marché s’est fait chezDesnœuds ( qui par parenthèse est mort : c’est legendre qui tient la maison ) ; j’étais là à jouer auxéchecs : mon homme entre et me prend à part.Nos débats commencèrent à sept heures, et versles dix heures nous conclûmes. J’ai écouté pen-dant trois heures toujours la même antienne : jesuis connu, ce n’est pas pour dire, je vous paie-rai bien, demandez à M. un tel. Enfin nous avonsfrappé dans la main; si je suis attrapé, ma foi...,que veux-tu ? Les enchères n’ont été portées qu’à11, 5 oo fr. Tout le monde me conseillait d’adju-ger à ce prix; on prétendait que, l’assemblée unefois rompue, je ne retrouverais plus les mêmes