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Tome quatrième.
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DE I,'ÉQUITATION.

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L’œil saillant donne un air plus vif et meilleurevue que l’œil enfoncé.

Les naseaux bien ouverts font qu’un cheval a

d’haleine et d’ardeur

que lorsqu’ils sont ser

rés ; et de fait quand un cheval est en colère con-tre un autre , ou s’anime sous la main, c’est alorsi qu’il ouvre davantage les narines.

Les oreilles les plus petites, les plus éloignéesl’une de l’autre à leur base 1 , donnent à la têtel’air plus distingué.

1 Cette largeur du sommet de la tête, regardée chez les anciens; comme une beauté, était le trait caractéristique des chevaux qu’on ap-pelait BucéphaleSi ou Têtes de bœuf. De ce genre est la belle tête decheval qu’on voit à Naples, au palais Colombrano. Il ne faut pas croireque ce nom de Bucéphaîe fut particulier au cheval d’Alexandre, erreurde Pline et de beaucoup d’autres. Bien avant Alexandre on donnait cenom à une race particulière de chevaux thessaïiens, et à ceux qui leurressemblaient. Cette dénomination fut sans doute imaginée par des ma-quignons aussi peu sensés que les nôtres, qui louent dans un cheval la têtede mouton, testa de carnero chez les Espagnols.

Le cheval tant admiré et tant critiqué de Marc-Aurèle, au Capitole,est Bucéphale. Quant aux proportions de son corps, c’est un cheval na-politain et entier, qu’on n’eut jamais dû comparer aux chevaux hongresdu Nord. La castration dénature tous les animaux, et l’effet en est re-marquable, surtout dans l’encolure, par la correspondance connue de;• celte partie avec celles de la génération. L’encolure du cheval de Marc-■ Aurèle a paru trop forte aux Français et aux Allemands ; mais les Espa-| gnols et les Italiens, chez qui les chevaux sont tous entiers, en ont jugédifféremment. Il a, en cela et en tout, le caractère des belles races de la( Calabre et de la Pouille. Son allure est une espèce d’amb’e : par cette rai-

* son, il devait avoir et il a réellement la croupe basse ; mais comme on a

cru que c’était un défaut, on a cherché à y remédier en posant la statuesur un plan incliné en devant, ce qui en détruit l’effet, et met hors d’é-quilibre la figure du cavalier. L’artiste a choisi cette allure, apparem-

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IV.