9./|/| de l’équitation.
publiques, on désigne pour la cavalerie les jeu-nes gens les plus riches des familles qui ont leplus de part au gouvernement ; et un jeunehomme ainsi né, au lieu de passer son temps àdresser des chevaux, fera bien mieux de se for-mer le corps par la gymnastique, et d’apprendrel’équitation, ou de s’y exercer, s’il est déjà in-struit. Plus âgé, il s’occupera de sa maison, deses amis, des affaires publiques, de la guerre,plutôt que de l’éducation des chevaux. Quicon-que sur ce sujet pensera comme moi, donnerason cheval à dresser; mais comme lorsqu’on metun enfant en apprentissage, on passe un marchépar écrit, pour convenir de ce qu’il doit savoiren sortant de chez le maître, il en faut faire demême ici, afin que ces conventions fixent à l’é-cuyer les conditions qu’il doit remplir pour rece-voir son salaire.
Le poulain qu’on donne à dresser, on tâcheraqu’il soit doux, ami de l’homme, qualités qu’ilacquiert à la maison surtout, et par les soins dupalefrenier , qui pour cela doit s’appliquer à faireen sorte qu’il ne souffre de la faim, de la soif,des piqûres, que quand il est seul; et qu’au con-traire, les àlimens, la boisson, la cessation detoute incommodité, lui viennent des soins del’homme. Il ne se peut que de la sorte on nel’amène bientôt à aimer et désirer même la pré-sence de l’homme. Il faut aussi toucher le cheval