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aux endroits où il aime à être caressé: ce sontles plus garnis de poil, et ceux où il ne peut lui-même se délivrer de ce qui l’inquiète. On recom-mandera en outre au palefrenier de le conduirepar les lieux les plus remplis de monde, l’accou-tumer à tous les bruits, l’approcher de tous lesobjets, et quand quelque chose l’effraie, non sefâcher et le maltraiter, mais doucement lui fairecomprendre que ce qu’il craint n’est point àcraindre. Ce peu de règles à observer quand ona de jeunes chevaux, doit suffire, ce me semble,à quiconque n’est pas écuyer de profession \
1 On s’étonnera que Xénophon, entrant dans tous ces détails sur lechoix d’un jeune cheval, n’avertisse nulle part de se garder de la gourme,par où il aurait commencé apparemment s’il eut connu cette maladie. Oune trouve rien non plus qui s’y rapporte d’une façon bien claire dans lesHippiatriques. Le silence de Xénophon vient de ce que ce mal n’existaitni en Grèce ni dans aucun des pays qu’il avait parcourus. Il n’avait vuque des pays chauds où la gourme est inconnue. On n’en a nulle idéedans le royaume de Naples. Tous les poulains s’j vendent aux foires, âgésde quatre ans, et on les achète sans le moindre examen, ce qui n’auraitpas lieu si la gourme était à craindre pour eux. Cent cinquante poulainsachetés à la foire d’Altamura. pour le neuvième régiment de chasseurs,n’eureut jamais signe de gourme, non plus qu’un grand nombre d’autresque le traducteur a pu observer de près et pendant long-temps. Les pro-priétaires de haras, les maréchaux et maquignons, interrogés là-dessus,ne savent ce qu’on leur veut dire.
Sur cela ou peut remarquer que différens animaux, de ceux qui senourrissent d’herbe, originaires des climats chauds, comme le cheval,deviennent, sous des zones plus froides, sujets à de telles maladies. Dansla Calabre, les chevaux en sont exempts ; mais les buffles, pour qui celtetempérature est froide, y meurent en grand nombre, à trois ou quatreans, du mal appelé barbonc , qui se déclare par un gonflement extraordi-naire des amygdales et des glandes parotides. Les chameaux, introduits
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